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Bien choisir son terrarium

Un terrarium est l’équivalent d’un aquarium dont l’eau est remplacée par un substrat (terre, sable…) sur quelques centimètres d’épaisseur au fond. Il s’agit de reproduire dans un espace confiné le milieu de vie de certaines espèces animales, généralement des reptiles (serpents ou lézards). Pour que ceux-ci s’y sentent à l’aise, il est essentiel de reproduire le plus fidèlement possible leurs conditions de vie naturelles.

Vous pouvez acheter un terrarium « tout fait » dans un magasin spécialisé, ou, si vous êtes un peu bricoleur, le construire vous-même. Dans tous les cas, renseignez-vous auparavant sur les besoins spécifiques de l’espèce animale que vous souhaitez héberger. Si vous avez le moindre doute, consultez les fiches NAC espèce par espèce et n’hésitez pas à demander conseil à un spécialiste : vétérinaire, vendeur en animalerie, éleveur professionnel et amateur.

Voici quelques éléments qui interviennent dans le choix d’un terrarium...

Les matériaux

La plupart des terrariums sont en verre. On en trouve en plastique (type Plexiglas® ou polyéthylène), en métal ou en bois (dans ce cas, il est bien entendu nécessaire qu’au moins une paroi, généralement la façade avant, soit transparente !).

Le choix du matériel dépend de la taille du terrarium (avec essentiellement des contraintes de poids), de la résistance à l’humidité, du coût, de l’aspect esthétique souhaité (terrarium décoratif ou fonctionnel) et de l’espèce hébergée. Pour les caméléons par exemple, mieux vaut éviter les parois en verre ou en plastique : en y voyant leur reflet, ils pourraient croire à des ennemis potentiels, ce qui est une source de stress importante.

Les dimensions

Elles dépendent de la taille et du nombre d’animaux hébergés et du besoin propre à chaque animal. Les espèces arboricoles nécessitent une grande hauteur et les espèces terrestres une grande surface de base. Il faut également tenir compte de la taille des plantes dans le terrarium.

Attention, pour certaines espèces, un terrarium trop grand peut être une source de stress et donc d’agressivité !

L’éclairage

La lumière est nécessaire aux plantes naturelles et à la plupart des espèces animales hébergées en terrarium. Le plus souvent, la lumière du soleil n’est pas suffisante et il faut compléter par un éclairage artificiel, plus ou moins intense, fourni par une ampoule à large spectre reproduisant la lumière du jour. La plupart des espèces diurnes nécessitent, en plus de la lumière visible, un apport spécifique en rayons ultraviolets. Les UVB en particulier sont indispensables à la synthèse de la vitamine D qui fixe le calcium.

Il existe 3 systèmes pour fournir des rayons UV :

  • Les tubes néons UVA/UVB conviennent pour les petits terrariums et ceux qui ne doivent pas être trop chauffés. Pour que l’animal reçoive une dose de rayons UV suffisants, il doit pouvoir s’approcher à moins de 30 cm de la lampe ;
  • Les lampes-spot chauffantes UVA/UVB permettent de fournir à la fois chaleur et rayons UV. Une puissance de 100 watts convient pour un terrarium moyen ; il faut prévoir 160 watts pour un grand terrarium. La distance minimale entre la lampe et l’animal doit être d’au moins 30 cm pour la première et d’au moins 60 cm pour la seconde (attention au risque de brûlure !). Ces lampes doivent être installées à la verticale (flux de lumière dirigé vers le bas) et remplacées systématiquement tous les 18 mois ;
  • Les lampes UVA/UVB compactes à économie d’énergie (type LED). Elles ont un bon taux d’UVB. Elles s’utilisent comme des tubes néons : il faut que l’animal puisse s’en rapprocher à moins de 30 cm pour pouvoir profiter d’un taux d’UVB suffisant. Leur lumière est plus naturelle. Mais, comme les tubes néons, elles ne dégagent que peu de chaleur.

Remarque : les parois en verre absorbent 95 % des rayons UV, ce qui a deux conséquences.

  • Le système d’éclairage doit être placé à l’intérieur du terrarium. Pour éviter que les animaux y touchent, vous pouvez placer un petit grillage autour de la source d’UV pour la sécuriser ;
  • Les rayons UV d’une lampe placée dans le terrarium ne sont pas nocifs pour l’Homme placé de l’autre côté de la paroi !

Le rythme d’alternance jour/nuit dépend de l’espèce hébergée dans le terrarium et de la saison. Pour vous faciliter la vie, surtout si vous devez vous absenter de votre domicile, vous pouvez installer un programmateur pour allumer et éteindre automatiquement la source de lumière aux heures choisies.

Le chauffage

La plupart des espèces hébergées en terrarium sont « à sang froid » (ou poïkilothermes : leur température corporelle varie en fonction de la température extérieure). Une température extérieure trop basse a tendance à les rendre inactifs. Une source de chaleur est alors indispensable, surtout si l’éclairage est fourni par des tubes néons ou des lampes compactes à économie d’énergie qui chauffent très peu.

La source de chauffage peut être :

  • Des lampes-spot chauffantes (cf. plus haut) ou des lampes céramiques (qui chauffent sans éclairer). Le chauffage fourni est alors assez localisé ;
  • Un tapis chauffant, ou plaque chauffante, placé sous ou derrière le terrarium, ou enterré dans le substrat, à l’intérieur du terrarium ;
  • Un cordon ou câble chauffant placé sous le terrarium ou enterré dans le substrat. Attention, la chaleur étant plus localisée, les risques de brûlure sont plus importants ;
  • Un chauffage à air qui envoie de l’air chaud. Attention, certains animaux n’apprécient pas les courants d’air, même chauds !

En général, plusieurs systèmes de chauffage sont associés : une plaque ou un cordon pour une température « de base » et une ou plusieurs lampes pour créer des « points chauds ». On obtient ainsi un gradient de température dans le terrarium.

Une chute de température la nuit est souvent bénéfique à la plupart des espèces maintenues en captivité. Là encore, le plus simple est d’utiliser un thermostat programmable, afin de créer des températures relativement stables et proches de celles du milieu naturel. Cela ne dispense pas d’installer un thermomètre dans le terrarium !

L’humidité

Selon les espèces animales et végétales, les besoins en humidité sont variables, allant d’un milieu très sec (conditions désertiques) à très humide (conditions tropicales) :

  • Pour maintenir une hygrométrie faible, une pulvérisation d’eau tiédie sur les parois du terrarium une fois par jour est suffisante ;
  • L’évaporation de l’eau contenue dans un récipient (plus ou moins grand) placé dans le fond du terrarium assure une hygrométrie moyenne ;
  • Pour obtenir une forte hygrométrie, il est nécessaire d’installer des systèmes de pulvérisation automatiques.

Le substrat

Vous avez le choix entre : du carton ou du papier absorbant, du terreau, de la tourbe blonde, de la sphaigne, du sable, des copeaux de bois, des écorces de pin, un substrat spécial reptile, des fibres végétales (de noix de coco en particulier), un tapis synthétique...

Le choix se fait selon le type d’animal hébergé (besoin de creuser par exemple), l’humidité (le substrat doit retenir l’humidité sans moisir en cas d’hygrométrie élevée), le risque de consommation par l’animal (certains animaux gloutons mangent leur substrat volontairement, d’autres en absorbent involontairement en chassant leurs proies), la nature des plantes (des plantes artificielles ne nécessitent pas de « vraie » terre), le risque parasitaire (le sable, la tourbe et le terreau peuvent être responsables de parasitoses). Sans oublier l’aspect esthétique !

L’ouverture

Une ouverture, pivotante ou coulissante, est nécessaire pour accéder à l’intérieur du terrarium. Une ouverture en façade est préférable à une ouverture par le dessus, qui peut faire craindre aux animaux l’arrivée d’un prédateur. Choisissez une ouverture assez large pour être à l’aise : vous devez pouvoir distribuer de la nourriture, nettoyer l’intérieur du terrarium, faire des soins ou sortir l’occupant… Sécurisez l’ouverture, surtout si vous avez de jeunes enfants à la maison.

L’aération

Quel que soit le matériel utilisé pour le terrarium, il faut prévoir une aération, plus ou moins importante selon les espèces hébergées. Cela permet de renouveler l’air et d’éviter ainsi le développement de moisissures ou la surchauffe.

Dans la plupart des cas, une aération basse et une aération haute sur deux parois en vis-à-vis sont suffisantes. Pour créer une aération plus importante, voire même un courant d’air, il est nécessaire de grillager une ou plusieurs faces du terrarium.

Le décor

Il est constitué :

  • De plantes artificielles ou naturelles non toxiques comme les ficus, les Scheffleras, les Arecas… Il est important de fixer solidement, afin d’éviter tout accident, les lianes ou les branches (principalement dans le haut du terrarium) ;
  • De pierres ou de roches, naturelles ou artificielles ;
  • De cachettes (grosse écorce, brique creuse, empilement de pierres…), indispensables pour les animaux nocturnes.

Pour des raisons hygiéniques assez évidentes, n’introduisez dans le terrarium aucun élément prélevé directement dans la nature. Vous pouvez acheter tous les décors dans un magasin spécialisé.

Où installer le terrarium ? Choisissez un endroit au calme, à l’abri des courants d’air et de la lumière directe du soleil. Evitez les zones trop fréquentées qui pourraient stresser les animaux et les zones potentiellement enfumées (cigarette, cuisine…).