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Fibroscopie, endoscopie et autres –scopies : de quoi s'agit-il ?

Etymologiquement, la racine -scopie désigne « voir » et le préfixe endo-, « à l’intérieur » ; une endoscopie sert donc à voir à l’intérieur de l’organisme.

Fibroscopie et endoscopie sont des synonymes désignant des méthodes d'imagerie médicale permettant de visualiser l'intérieur des conduits naturels ou des cavités de l'organisme par l'intermédiaire de petites caméras vidéo (ou fibres optiques).

Ces techniques sont utilisées dans un but de diagnostic mais peuvent être couplées à des petits instruments permettant des prélèvements ou des interventions chirurgicales.

Un peu d’histoire

Le premier endoscope médical date de 1852 ; il a été fortement modifié et amélioré dans les années 30 avec la mise au point d'un tube semi-flexible destiné à étudier l'intérieur de l'estomac. Dans les années 50, l'émergence des fibres optiques a permis de réaliser des endoscopes entièrement flexibles appelés fibroscopes et d'élargir ainsi les champs d'investigation. L'examen des articulations débute dans les années 60. Il faut attendre les années 80 et le progrès de la vidéo pour voir se développer les techniques d'exploration de l'abdomen et la chirurgie endoscopique.

À quoi sert une endoscopie ?

Une endoscopie désigne donc le fait de passer une caméra dans un conduit naturel de l'organisme ou dans une cavité, elle prend alors différents noms en fonction de l'organe examiné :

  • Rhinoscopie : endoscopie des voies nasales
  • Bronchoscopie : endoscopie des bronches
  • Coloscopie : endoscopie du côlon
  • Gastroscopie : endoscopie de l'estomac
  • Arthroscopie : endoscopie d'une articulation
  • Cœlioscopie : endoscopie de es organes de l’abdomen
  • Otoscopie : endoscopie des conduits auditifs
  • Cystoscopie : endoscopie de la vessie
  • Vaginoscopie : endoscopie du vagin (…)

L’endoscope se présente sous la forme d’un tube d’environ 1 m 20 (sauf pour les rhinoscopes et les arthroscopes où les tubes sont plus courts), de 7 à 13 mm de diamètre. Il est couplé à une source de lumière et à un système qui souffle de l’air pour décoller les parois naturelles devant la caméra et obtenir des images correctes. Un petit conduit le long de ce tube permet de faire passer des instruments.

 

Comment se passe une endoscopie ?

Chez l'animal, les endoscopies se pratiquent sous anesthésie générale de façon systématique. Pour cela, votre animal doit être à jeun. Pour les coloscopies, le côlon doit être vide et donc l’animal doit recevoir un traitement afin de vider le côlon avant l’examen. En général, votre animal est hospitalisé sur la journée.

Pour les besoins de l'anesthésie, l'animal est intubé et monitoré (surveillance des fonctions cardiaques, vasculaires et respiratoires).

Pour les endoscopies des voies naturelles, le vidéo-endoscope est introduit par les orifices, le nez, la bouche, ou l'anus en fonction de la région à examiner.

Pour les endoscopies des cavités (thorax, abdomen, articulation), il faut réaliser une incision cutanée pour faire passer l'endoscope : la zone concernée est alors tondue, désinfectée et préparée chirurgicalement.

Cet examen est pratiqué par des vétérinaires équipés et expérimentés et n’est donc pas disponible chez tous les vétérinaires. L’endoscope permet de réaliser des clichés photographiques qui vous seront remis avec le compte rendu de l’examen.

Dans quels cas pratique-t-on une endoscopie ?

Le premier atout de l'endoscopie est de voir directement les structures à l'intérieur de l’organisme.

De petits instruments peuvent être couplés à l'endoscope :

- pour réaliser des prélèvements qui seront envoyés au laboratoire pour une analyse histologique ;
- pour ôter un corps étranger (épillet dans le nez ou les bronches, os planté dans l'œsophage...) ;
- pour pratiquer une intervention chirurgicale (retrait de petits nodules, chirurgie du voile du palais, ovariectomie, chirurgie intra-articulaire…)

Les chirurgies abdominales de convenance (ovariectomie) pratiquées sous endoscopie sont beaucoup plus confortables pour l'animal, diminuent la douleur en postopératoire et réduisent les risques d'éventration. Elles présentent également un intérêt esthétique puisque les cicatrices sont de petite taille. Elles nécessitent un matériel adapté et un personnel expérimenté et sont donc plus onéreuses que les chirurgies classiques (compter entre 350 et 500 euros pour une ovariectomie sous cœlioscopie pour une chienne de 20 kg). Tous les cabinets ne les pratiquent pas !

L'endoscopie présente donc le double avantage d’identifier la lésion (visuellement et réalisation de prélèvements) et de soigner dans certains cas : retrait de corps étrangers ou de petits nodules.

Le coût d’une endoscopie dépend de la région examinée, du temps de l’examen et des gestes techniques qui seront pratiqués, la fourchette tarifaire s’étale de 300 à 700 euros environ. L’examen peut faire l’objet d’une prise en charge par les assurances animalières, renseignez-vous.

Chez les petits animaux de compagnie, l’endoscopie buccale est pratiquée pour connaître l’état d’usure des dents afin de pratiquer les soins dentaires nécessaires.

Quels sont les risques de l’endoscopie ?

Les principaux risques de l'endoscopie sont ceux inhérents à l'anesthésie générale.

Elle doit être pratiquée par une équipe médicale expérimentée.

Que ne peut-on pas voir avec une endoscopie ?

Il n'est pas possible d'avoir accès à l'ensemble du tube digestif par l'examen endoscopique. En effet, le tube endoscopique mesure environ 1 m 20 ; passé par la gueule, il permet l'accès à l’œsophage, à l’estomac et aux premières parties de l'intestin grêle (qui mesure à lui seul 3 m chez le chien), passé par l'anus, il permet l'examen du gros côlon et d'une petite partie de l'intestin grêle terminal : la partie d’intestin grêle située entre les 2 ne peut pas être visualisée (voir schéma).

Endoscopie par capsule : en médecine humaine, il est possible d’explorer les parties du tube digestif non accessibles à l’endoscopie traditionnelle par l’utilisation de capsules. Le patient avale cette capsule qui a la taille d’une pilule et qui contient une caméra. Celle-ci enregistre des images de l’intestin grêle et est récupérée dans les selles.

Au niveau respiratoire, l'examen par endoscopie est limité et par le diamètre des bronches et par le diamètre du tube endoscopique. On ne peut donc pas voir dans les poumons.